Pour en savoir plus :
http://www.covoiturage-grandlyon.com

Le nombre d’anciens corps de fermes, la dénomination de nombreuses rues de Solaize ainsi que l’existence de grandes vieilles familles d’agriculteurs encore en activité en témoignent.
Cette tradition agricole remonte à la toute fin du Moyen-Age. A l’époque, le chanvre occupait une grande partie des terres de la commune. On produisait, à partir du chanvre, des "graines de Chenevis", utilisées pour fabriquer de l’huile.
Deux rues nous rappellent cette époque : la « Côte de Chanvre » et la « Rue des Chenevis ». Le « Chemin des Vignettes », situé au nord de Solaize, nous rappelle également l’implantation de vignes dans ce secteur. La production de vin tiré de ces vignes aurait été fort abondante au cours du 18ème siècle.
Bien que modernisée, l’agriculture reste très développée sur la commune. Solaize est d’ailleurs connue pour quelques productions et appellations comme les asperges ou « Le Bleu de Solaize ». Il ne s’agit pas d’une équipe de football mais d’un poireau robuste et reconnaissable à sa couleur. Il est apprécié pour son goût et même célébré chaque année par la Confrérie des Bleus de Solaize.
Des apiculteurs sont aussi implantés sur le territoire de Solaize. La fabrication se fait sur la commune et la vente s’effectue directement chez les producteurs.

Au Sud de Lyon, la Vallée du Rhône forme un large couloir d’environ 2 km de large, bordée à l’est des « balmes », costières de molasses friables et à l’ouest par des collines. La « Vallée » évoque un lieu verdoyant, naturel et rieur alors que la « Chimie » renvoie à un imaginaire peuplé d’éprouvettes, de cheminées d’usines fumantes et autres cuves de gaz.
La « Vallée de la Chimie » regroupe 11 000 salariés, et contribue à faire de Rhône-Alpes la seconde région économique de France. Elle est le site d’implantation d’industries lourdes, pointues, novatrices mais aussi génératrices de risques et de nuisances : circulation, pollution, bruit, inconstructibilité. Les axes routiers, ferrés, les zones industrielles, les stations d’épuration, la gare de triage, renforcent le phénomène de couloir urbain et industriel.
Le complexe industriel remonte aux années 1960. Les restructurations successives concentrent les activités autour de 3 grands groupes : Rhodia, Total et Cibia. Il convient d’ajouter les unités d’air liquide et de Rhône Gaz.
La production et la recherche dans les domaines de l’énergie, des matières premières pétrochimiques et à la raffinerie, ainsi que la recherche dans ces domaines prennent le dessus sur la chimie. La vallée de la Chimie devient la Vallée de la recherche, c’est à Solaize que cela se passe : nous accueillons 3 centres de recherche à la réputation mondiale. Près de 1 000 chercheurs qui s’activent à l’étude et à l’expérimentation, notamment, de nouveaux procédés d’économies d’énergies et de protection de l’environnement et tout cela à Solaize.
630 salariés, 14 000 m² de laboratoires et sites pilotes consacrés à la recherche, au développement industriel, à la formation et l’information dans le domaine de l’énergie et des transports. Avec pour objectif, de développer les technologies permettant la mobilité et le transport, tout en maîtrisant l’énergie et respectant l’environnement.

Yves Chauvin obtient la distinction suprême pour un scientifique : un prix Nobel attribué pour l’ensemble de ses travaux en chimie et en particulier sur la « catalyse homogène ». Yves Chauvin est entré en 1960 à l’IFP et en a été directeur de recherche. Ce sont ses travaux sur la catalyse homogène qui permettent aujourd’hui des applications vers une chimie maîtrisant mieux sa relation à l’environnement. Les laboratoires de l’IFP de Solaize poursuivent depuis 2003 les travaux d’Yves Chauvin.
La Catalyse pour les… non-chimistes
Identifiée dès 1835, elle désigne le phénomène d’accélération d’une réaction chimique par l’adjonction d’une substance, le catalyseur. La réaction peut avoir lieu sans lui, il ne modifie pas la composition du système à l’état final. Son rôle est de l’accélérer et d’abaisser la barrière d’énergie nécessaire à la réaction. Elle a beaucoup d’applications.
Exemple : Le pot catalytique accélère la transformation des molécules nocives produites par le moteur d’une voiture, en composés inoffensifs.
Soutenus par les collectivités, les acteurs économiques, scientifiques et universitaires de la chimie et de l’environnement ont obtenu le label « pôle de compétitivité à vocation mondiale ». Des aides publiques pourront être attribués pour soutenir leurs propres projets de collaboration autour de connaissances et savoir faire complémentaires.
L’association Axelera, créée par Rhodia, Arkema, Suez, CNRS et l’IFP porte le « Pôle de compétitivité Chimie Environnement Lyon Rhône Alpes ». Leur point fort : rapprocher les filières chimie et environnement pour "passer d’une chimie curative de ses effets à une chimie d’avant garde intégrant dès l’amont, la maîtrise de sa relation à l’environnement" - en bref une chimie non polluante.
Douze projets allient technologie et progrès environnemental. Ils sont axés sur la catalyse, les procédés et matériaux. Quelques exemples : réduire la pollution liée aux boues des stations d’épuration, créer des matériaux au recyclage plus aisé et économes en énergie, substituer des matières renouvelables aux matières premières pétrolières.
La Vallée de la chimie, la vallée de la recherche. Une reconnaissance saluée au plus haut niveau de l’Etat par la venue du Président de la République (voir ci-dessus) et de la communauté scientifique mondiale par l’attribution d’un Nobel en octobre 2005.
Mission de maîtrise d’oeuvre pour la construction d’une salle multi-sports